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Le Burkina Faso littéralement « pays des hommes intègres », connaît une  croissance économique dynamique depuis la décélération enregistrée en 2015. Un rebond économique à la faveur du retour à une vie constitutionnelle normale, une pluviométrie favorable et le retour de la confiance des investisseurs. Ainsi, l’économie Burkinabé renaît de ses cendres. De 2016 à 2019, son taux de croissance n’a cessé de croître avec une augmentation de 5,9 % à 6,0 % du PIB réel, conforme aux prévisions du FMI

 

Le secteur tertiaire, secteur dominant de l’économie burkinabè

Entre 2015 et 2019, le Produit Intérieur Brut en valeur du Burkina est passée de 6 162,5 à 8 547,2 milliards de FCFA. Cette dynamique économique s’explique par une évolution positive des différents secteurs d’activités. 

Le secteur tertiaire, première source de richesse du Burkina, enregistre une hausse de 6,9% en 2019 contre 6,7% en 2018. Sur la période 2015-2019, la valeur ajoutée du secteur tertiaire est passée de 2 491,9 milliards de FCFA à 3 851,3 milliards de FCFA.  Ce secteur occupe un poids important dans le PIB avec une contribution de 40,4 % à 45,1%. L’évolution du secteur tertiaire est principalement issue de la performance du secteur marchand résultant d’une bonne dynamique des activités tels que le commerce avec une valeur ajoutée de 875,7 milliards de FCFA en 2019 contre 690,6 milliards de FCFA en 2015, les services de télécommunication et le transport avec une valeur ajoutée de 875,7 milliards de FCFA en 2019 contre 690,6 milliards de FCFA en 2015. 

Grâce à ses performances, le secteur tertiaire maintient son rôle de moteur de la croissance en 2019 avec une contribution de 3,3 points. 

Le secteur primaire est la deuxième source de création de richesses du Burkina, avec une contribution au PIB à hauteur de 27,4% en 2019 contre 30,3% en 2015. L’agriculture constitue le pivot du secteur avec une valeur ajoutée de 1 235,9 milliards de FCFA  en 2019, notamment, grâce à la production du coton, dont le Burkina Faso est le 4ème producteur en Afrique

S’agissant du secteur secondaire, troisième source de création de richesses du pays, sa valeur ajoutée est ressortie à  1 618,0 milliards de FCFA en 2019 contre 1 170,6 milliards de FCFA en 2015. La contribution du secteur secondaire au PIB est relativement stable depuis 2013 (18%). Elle s’est établie à 18,9% en 2019. Ce secteur est dominé par les mines avec 1042,3 milliards de FCFA de richesses créées en 2019 contre 455,8 milliards de FCFA en 2015, suivies de l’industrie manufacturière et la construction.  

 

Le PND Burkinabè, pour un bien-être socio-économique et démographique

Le Burkina Faso s’est doté d’un référentiel national de développement, le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES), afin d’orienter les interventions de l'État et de ses partenaires sur la période 2016-2020. L’objectif global du programme vise à transformer structurellement l'économie burkinabé, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d'emplois décents pour tous et induisant l'amélioration du bien-être social.

Le PNDES se décline en trois axes stratégiques à savoir : 

  • la réforme des institutions et la modernisation de l’administration;
  • le développement du capital humain;
  • la revitalisation des secteurs porteurs pour l'économie et les emplois.

Au bilan de la mise en œuvre du PNDES en 2017, environ 183 635 emplois formels ont été créés durant les deux premières années d’exécution. 

En matière de réformes des institutions et de modernisation de l’administration, les résultats portent sur l’accroissement des capacités opérationnelles des forces de défense et de  sécurité. Une performance, qui n’aurait pas eu lieu, sans l’adoption de la loi de programmation militaire pour le renforcement de la concrétisation du Plan stratégique de réformes des forces armées nationales (PSR 2018-2022). À cela s’ajoute, la poursuite des réformes des finances publiques avec le passage au budget-programme et l’amélioration des performances dans le recouvrement des recettes propres.

En terme de perspectives à moyen terme (2018-2020), la poursuite des actions entamées depuis l’entrée en vigueur du PNDES devrait permettre d’asseoir une véritable évolution du secteur de la production agro-sylvo-pastoral au service de la transformation structurelle de l’économie.

Le pays s’est remis de la situation socio-politique difficile des années 2014 et 2015. Depuis 2016, la croissance économique est restée stable, notamment grâce aux différents efforts engagés par l’Etat afin de réduire la pauvreté et améliorer la sécurité. 

Pour investir au Burkina, retrouvez l’ensemble des données macroéconomiques fiables du pays dans sa nouvelle note d'information disponible ici

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