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Le Burkina Faso littéralement « Pays des hommes intègres », connaît une croissance économique dynamique et régulière depuis la décélération enregistrée en 2015. La croissance économique s’est accélérée à partir 2016 à la faveur du retour à l’ordre constitutionnel, une pluviométrie favorable et le retour de la confiance des investisseurs. Le taux de croissance du pays des hommes intègres est passé de 5,9 % en 2016 à 6,3 % en 2017 avant de s’établir à 6,8 % en 2018.  En 2019, le taux de croissance du PIB est ressorti à 5,7 %. Pour l’année 2020 et à l’image des économies de l’Afrique Subsaharienne, le taux de croissance économique du Burkina Faso devrait connaître un ralentissement du fait de la pandémie de la COVID-19.

 

Le secteur tertiaire, secteur dominant de l’économie burkinabè

Entre 2015 et 2019, le Produit Intérieur Brut en valeur du Burkina est passée de 6 162,5 à 8 487,8 milliards de FCFA. Selon les estimations réalisées par le ministère en charge de l’économie en avril 2020, l’impact de la COVID-19 sur l’activité économique se traduirait par un ralentissement de la croissance économique avec taux de croissance du PIB attendu de 2,0 % en 2020 après 5,7% en 2019. Les performances économiques enregistrées par le Burkina Faso au cours de ces dernières années s’expliquent par la dynamique de l’ensemble des secteurs d’activités. 

Le secteur tertiaire, première source de richesse du Burkina, a enregistré une hausse de 6,9% en 2019 contre 6,7% en 2018. Sur la période 2015-2019, la valeur ajoutée du secteur tertiaire est passée de 2 491,9 milliards de FCFA à 3 851,3 milliards de FCFA.  Ce secteur occupe un poids important dans le PIB avec une contribution à la formation du PIB comprises entre 40,4 % à 45,1%. L’évolution du secteur tertiaire est portée d’une part par la performance du secteur non marchand avec une valeur ajoutée de 2 184,8 milliards  de FCFA en 2019 contre 1 271,1 milliards de FCFA en 2015, et d’autre part, par la  bonne tenue des activités telles que le commerce avec une valeur ajoutée de 875,7 milliards de FCFA en 2019 contre 690,6 milliards de FCFA en 2015 et les services de télécommunications avec une valeur ajoutée de 208,0 milliards de FCFA en 2019 contre 189,8 milliards de FCFA en 2015. 

Grâce à ses performances, le secteur tertiaire maintient son rôle de moteur de la croissance en 2019 avec une contribution à la croissance du PIB de 3,3 points de pourcentage. 

Le secteur primaire est la deuxième source de création de richesses du Burkina, avec une légère baisse de sa contribution au PIB à 27,4% en 2019 contre 30,3% en 2015. L’agriculture constitue le pivot du secteur avec une valeur ajoutée de 1 235,9 milliards de FCFA en 2019, notamment, grâce à la production du coton. 

S’agissant du secteur secondaire, troisième source de création de richesses du pays, sa valeur ajoutée est ressortie à 1 618,0 milliards de FCFA en 2019 contre 1 170,6 milliards de FCFA en 2015. La contribution du secteur secondaire à la formation du PIB est relativement stable depuis 2013 (18%). Elle s’est établie à 18,9% en 2019. Ce secteur est dominé par les mines avec 1 042,3 milliards de FCFA de richesses créées en 2019 contre 455,8 milliards de FCFA en 2015, suivies de l’industrie manufacturière, de l’agroalimentaire et de la construction.  

 

Le PND Burkinabè, pour un bien-être socio-économique et démographique

Le Burkina Faso s’est doté d’un référentiel national de développement, le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES), afin d’orienter les interventions de l'État et de ses partenaires sur la période 2016-2020. L’objectif global du programme vise à transformer structurellement l'économie burkinabé, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d'emplois décents pour tous et induisant l'amélioration du bien-être social.

Le PNDES se décline en trois axes stratégiques à savoir : 

  • la réforme des institutions et la modernisation de l’administration;
  • le développement du capital humain;
  • la revitalisation des secteurs porteurs pour l'économie et les emplois.

Au bilan de la mise en œuvre du PNDES en 2017, environ 183 635 emplois formels ont été créés durant les deux premières années d’exécution. 

En matière de réformes des institutions et de modernisation de l’administration, les résultats portent sur l’accroissement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité. Une performance, qui n’aurait pas eu lieu, sans l’adoption de la loi de programmation militaire pour le renforcement de la concrétisation du Plan Stratégique de Réformes des forces armées nationales (PSR 2018-2022). À cela s’ajoute, la poursuite des réformes des finances publiques avec le passage au budget-programme et l’amélioration des performances dans le recouvrement des recettes propres.

En termes de perspectives à moyen terme (2018-2020), la poursuite des actions entamées depuis l’entrée en vigueur du PNDES devrait permettre d’asseoir une véritable évolution du secteur de la production agro-sylvo-pastoral au service de la transformation structurelle de l’économie.

Le pays s’est remis de la situation socio-politique difficile des années 2014 et 2015. Depuis 2016, la croissance économique est restée stable, notamment grâce au retour à l’ordre constitutionnel en 2016, une pluviosité favorable et le retour de la confiance des investisseurs.

 

Source : Note d’information du Burkina, édition 2020

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