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La Guinée-Bissau, seul pays lusophone de la zone UEMOA, s’étend sur un territoire de 36 125 km² avec une population de 1 604 561 d’habitants. L’économie du pays est fortement dépendante du climat politique, de la performance du secteur de la noix de cajou et de l’aide extérieure.

Avec un taux de croissance du PIB estimé à 4,5% en 2019, la Guinée Bissau, après une période d’instabilité, inspire de plus en plus de confiance aux investisseurs surtout depuis la signature, en 2014, d’un accord avec le FMI visant la restauration des équilibres macroéconomiques et la conduite de réformes.

Le gouvernement bissau-guinéen mise également sur certains programmes économiques spécifiques pour permettre au pays de maintenir une croissance positive et faire de la Guinée Bissau un pays attractif pour les investisseurs. Des réformes ont été menées pour aider le pays à atteindre les objectifs du Plan national de développement dont la première phase, qui couvre la période 2015-2020, est connue sous le nom de « Terra Ranka » qui signifie nouveau départ. Il s’agit de réformes destinées à renforcer les infrastructures publiques, l’énergie, l’eau et l’assainissement.

Des perspectives économiques prometteuses

Le PIB de la Guinée-Bissau est fortement dépendant des conditions économiques du marché de la noix de cajou. La croissance de 4,7% enregistrée en 2017 est essentiellement imputable à la production et à l'exportation de noix de cajou vers le Brésil. Le ralentissement de l’activité économique observe en 2018 (1,3 points de pourcentage) est dû en partie à la baisse des prix sur le marché international et à la dégradation de la production et des exportations. Ce ralentissement a également produit des effets dans le secteur tertiaire avec un impact négatif sur le sous-secteur du commerce. De 4,7% en 2017, le PIB de la Guinée Bissau ressortirait à 3,4% en 2018. Une croissance qui devrait s’accélérer en 2019 avec un taux de croissance de PIB estimé à 4,5 %, notamment grâce à la réduction des taxes à l’export sur les noix de cajou.

Avant la crise de la COVID-19, le taux de croissance du PIB réel de la Guinée Bissau était projeté à 5,6 % en 2020. En raisons des effets néfastes de la pandémie sur l’activité, le PIB de la Guinée-Bissau devrait se contracter en 2020 avant de rebondir en 2021.

La mise en place effective des réformes a également permis à la Guinée-Bissau de progresser de deux (2) places au classement du Doing Business entre 2014 et 2016. Une dynamique que le gouvernement souhaite maintenir afin d’attirer davantage d’investisseurs internationaux. La Guinée-Bissau a été classée 176ème sur 190 pays dans le rapport Doing Business 2018 de la Banque Mondiale. En 2020, elle est classée 174ème sur 190. 

Cette confiance ainsi créée devrait également avoir un impact positif sur l’investissement privé. Cette situation expliquer la hausse du taux d’investissement à 15,6% en 2019 après 14,5% en 2018. La Guinée-Bissau est donc un pays en quête de stabilité, qui connaît de réels progrès économiques avec un taux d’endettement de l’ordre de 55,9% en 2019 contre 57,8% un an plus tôt, inférieur au plafond communautaire de l’UEMOA de 70%.

Des secteurs clés de l’économie aux résultats significatifs

L’objectif du gouvernement bissau-guinéen est de créer les conditions favorables à une croissance pérenne du PIB. Notamment par la relance des investissements publics et la diminution des importations au profit des exportations qui, depuis 2013, augmentent constamment grâce à la culture de la noix de cajou. Pour atteindre cet objectif, le pays compte s’appuyer sur les secteurs clés de l’économie notamment sur les sous-secteurs de l’agriculture et du commerce.

La croissance de la Guinée-Bissau en 2019 est portée par le secteur primaire. Le secteur primaire a progressé de 7,1% en 2019 après 1,3% en 2018. Cette accélération s’explique principalement par les performances enregistrées dans le secteur agricole.

Le secteur secondaire a, quant à lui, augmenté de 2,4 % en 2019 contre 4,0 % l’année précédente. Ce ralentissement est lié principalement à la contraction de l’activité de construction (-4,3%). Quant aux sous-secteurs de l’industrie manufacturière et des industries de production d’eau et d’électricité, ils ont maintenu des niveaux de croissance importants.

S’agissant du secteur tertiaire, sa contribution reste toujours importante malgré un léger ralentissement en 2019 de 0,9 point de croissance. 

Au final, on retient que la Guinée-Bissau est un pays qui progresse vers une stabilité durable et un nouveau souffle économique. Pour atteindre ses objectifs de développement, le pays compte sur la mise en place des réformes et de programmes économiques qui garantiront cette stabilité mais aussi la bonne gouvernance et une croissance économique continue.

Pour plus d’informations sur la situation économique de la Guinée Bissau, téléchargez la note d’information du pays élaborée par l’UMOA-Titres.

 

Source : Note d’information de la Guinée-Bissau – UMOA-Titres, édition 2020

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