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Le Sénégal est la 2ème plus grande économie de la zone UEMOA après la Côte d’Ivoire. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) initié en 2014 pour transformer le pays en une économie émergente à l’horizon 2035, joue un rôle prépondérant dans l’accélération de la croissance économique. A la faveur de la mise en œuvre du PSE, le Sénégal a enregistré des performances économiques remarquables au cours de ces dernières années avec un taux de croissance de plus de 6 % sur la période 2014-2018. Cette performance, première dans l’histoire économique du pays, est en rapport avec les différentes réformes structurelles relatives à l'agriculture et l'industrie. Quant au secteur tertiaire, il démure le moteur de la croissance économique du pays. 

Le taux de croissance du PIB réel est estimé à 6,4% et 5,3 % respectivement en 2018 et 2019. Il est attendu à 1,0% en 2020 selon la Direction de la Prévision et des Études Économiques (DPEE) en lien avec l’impact de la pandémie de la COVID-19 sur l’économie sénégalaise. 

Le secteur tertiaire, moteur de la croissance du Sénégal

En comparaison avec les autres secteurs, le secteur tertiaire a une part importante dans le PIB du Sénégal. Cependant, sa contribution à la formation du PIB serait légèrement en baisse en 2020 à 44,9 % après 45,9 % un an plus tôt. 

L’activité dans le secteur tertiaire a connu une croissance moyenne de 6,0% sur la période 2015-2019. Une progression liée à la bonne tenue des sous-secteurs des services financiers et d’assurance (+9,9%), du commerce (+7,9%), du transport (+6,8%), des activités à caractère collectif et individuel (+16,4%), des services d’enseignement (+6,5%) et ceux de la santé et des actions sociales (+6,7%). En outre, dans le sous-secteur du transport, l’activité a bénéficié de l’élargissement du réseau routier, du renouvellement du parc automobile mais aussi du renforcement de la compétitivité du port autonome de Dakar. Les services d’hébergement et de restauration ont pour leur part, enregistré une croissance de 5% en moyenne sur la période 2015-2019, malgré le ralentissement observé en 2017. Pour ce qui est des activités de télécommunications, elles ont par contre enregistré un repli de 1,6% en moyenne sur la période. 

Le secteur secondaire soutenu par les activités extractives

Le secteur secondaire quant à lui, a contribué à la formation du PIB à hauteur de 23,3 % en 2017. Selon les projections, ce taux s’établirait à 24,4 % en 2019 et 24,2% en 2020. Le dynamisme des activités dans le secondaire s’explique, notamment, par la bonne tenue des sous-secteurs des activités extractives, des produits agro-alimentaires et chimiques et de la construction. 

Les activités extractives ont enregistré une croissance de 28,2% et 12,9% respectivement en 2018 et 2019. Une progression particulièrement dû à la vigueur de la production de phosphate en liaison avec la finalisation de la phase d’investissement mise en place par les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) ainsi que le renforcement de la production de la Société Minière de la Vallée du Fleuve (SOMIVA) et des phosphates de LAM-LAM. Par ailleurs, la production de zircon et d’or font aussi partie intégrante de cette embellie.

Ce regain de l’activité du secteur secondaire est également le fruit de la performance de la fabrication de produits agro-alimentaires, de produits chimiques (+3,8%) et de la construction (+6,9%) en 2019. 

La performance des industries de fabrication de produits agro-alimentaires s’explique par la forte activité des branches abattage, transformation et conserve de viandes, fabrication de sucre, chocolaterie et confiserie, fabrication de corps gras alimentaires et fabrication de produits alimentaires céréaliers. 

S’agissant de la construction, sa performance est liée aux chantiers publics et à la demande privée. Elle est marquée par la poursuite de l’exécution des grands travaux de l’Etat en l’occurrence l’autoroute de la Grande Côtière sur l’axe Dakar-Saint Louis, la finalisation de la Voie de Dégagement Nord, la poursuite des aménagements du pôle urbain de Diamniadio ainsi que les programmes d’habitat social. 

Le secteur primaire poussé par l’agriculture 

La part du secteur primaire dans le PIB a augmenté entre 2015 et 2017 en passant respectivement de 14,3 % en 2015 à 14,4 % en 2016 avant de s’établir à 15,0 % en 2017.  Selon les projections, elle se situerait à 14,8 % et 15,4 % respectivement en 2019 et 2020. 

La valeur ajoutée du secteur primaire est passée de 1 306,8 milliards de FCFA en 2014 et atteindrait 2 211,8 milliards de FCFA en 2020 selon les prévisions de la Direction de la Prévision et des Études Économiques (DPEE). Cette progression est imputable au dynamisme du secteur de l’agriculture et activités annexes dont la valeur ajoutée passerait de 1 252,7 milliards de FCFA en 2019 à 1424,0 milliards de FCFA en 2020. Le secteur de la pêche quant à lui affichait une part dans le PIB à hauteur de 207,7 milliards de FCFA en 2018. Cette part devrait atteindre 217,1 milliards de FCFA en 2020. 

Programme National de Développement du Sénégal : émergence à l’horizon 2035

Le Plan Sénégal Emergent (PSE) a été lancé en 2014 couvrant une période de 10 ans, étalé en deux phases quinquennales sur les périodes 2014-2018 et 2019-2023. L’objectif étant d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. 

La mise en œuvre du PSE a débuté par le Plan d’Actions Prioritaires (PAP I) caractérisée par trois (03) axes stratégiques : 

  • axe 1 : transformation structurelle de l’économie et croissance ;
  • axe 2 : capital humain, protection sociale et développement durable ;
  • axe 3 : gouvernance, institutions, paix et sécurité. 

Quant à la réalisation du PAP II couvrant la période 2019-2023, un financement a été mobilisé auprès du groupe consultatif de Paris avec des engagements de plus de 14 milliards de dollars US en 2018. Les secteurs et domaines prioritaires de cette seconde phase sont l’agriculture, horticulture, agro-industrie, les infrastructures, la construction, l’énergie, le pétrole, le gaz, les mines, les industries, l’économie numérique, le tourisme et la finance.

Depuis la mise en œuvre du PSE en 2014, le Sénégal a enregistré de bonnes performances économiques avec un taux de croissance de plus de 6,0 % sur la période 2014-2018. 

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Source : Note d’information du Sénégal – UMOA-Titres – Septembre 2020

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