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La Côte d‘Ivoire maintient une bonne dynamique économique en 2019. De bonnes tendances qui sont confirmées par le dernier rapport de la Banque Mondiale publié le 11 juillet 2019.  Le pays  s’attend à une croissance du PIB réel de 7,5 % pour l’année 2019, une performance qui fait de lui, un des pays les plus attractifs du monde en terme économique. L’économie ivoirienne demeure l’une des économies les plus dynamiques en Afrique où le taux de croissance moyen est estimé à 3,6% et 6 % pour  la zone UEMOA. En effet, la Côte d’Ivoire bénéficie d’un environnement macroéconomique marqué par trois (03) facteurs clé de développement : un faible niveau d’inflation en deçà du seuil communautaire de 3 % (0,4 % en 2018, une projection de 0,8 % en 2019 et 2020), une reprise de l’emploi (95 710 emplois dans le secteur formel ivoirien ont été créés en 2017 soit une hausse de 11 % par rapport à 2016), une réduction du déficit public (-998 ,3 milliards de FCFA en 2018 , -944,2 milliards de FCFA en 2018 et -790,2 milliards de FCFA en 2019). 

En plus de l’afflux d’investissements directs étrangers, cette dynamique de la croissance économique est également maintenue par la mise en œuvre des réformes institutionnelles afin de contribuer à l’amélioration du climat des affaires.

 

Secteurs secondaires et tertiaires : moteurs de la croissance économique ivoirienne

Dès la sortie de la crise postélectorale de 2011, le Gouvernement ivoirien a de suite instauré un premier Plan National de Développement (PND) s’étalant sur la période 2012-2015. L’objectif du Plan visait principalement la réduction de la pauvreté en sus de la croissance des investissements et de la création d’emplois. Les actions mises en œuvre dans le cadre du PND 2012-2015 ont ainsi permis à la Côte d’Ivoire de faire rebondir le niveau moyen de son PIB estimé à 8,6% sur la période 2012-2018 après un repli de 4,4% en 2011. Ce rebond économique résulte de différentes actions relatives aux réformes adoptées. Il s’agit notamment de la restauration de la sécurité, l’amélioration de l’environnement des affaires et de la gouvernance, le renforcement de la compétitivité de l’économie et la restauration de la viabilité de la dette publique. 

Par ailleurs, la bonne tenue des secteurs secondaire et tertiaire fait également partie intégrante de cette croissance économique vigoureuse. Un dynamisme qui devrait se poursuivre sur la période 2019-2020 avec des taux de croissance projetés de 10,1% et 10,0 % pour le secteur secondaire et 9,2 % et 9,1 % pour le tertiaire. Sur la période 2016-2017, le taux de croissance du secteur secondaire est passé de 3,0 % à 7,1 %. Quant au secteur tertiaire, il a progressé de 6,6 % à 9,2 % sur la même période. 

Pour renforcer la contribution du secteur secondaire dans le développement économique, le Gouvernement ivoirien a opté pour certaines mesures dans la mise en œuvre du Plan National de Développement. Ainsi, il place au centre de ses priorités, la transformation structurelle de l’économie, essentiellement fondée sur l’accélération de l’industrialisation notamment au niveau de l’agroalimentaire. De ce fait, la contribution du secteur devrait passer de 26 % du PIB en 2013 pour s’établir à 26,8 % du PIB en 2020. La croissance du secteur secondaire tirée par l’agro-alimentaire, les BTP, les produits pétroliers, l’énergie et les autres industries manufacturières est estimée à 7,1 % en 2018 contre 3,0 % en 2017. 

Le secteur tertiaire, quant à lui, enregistre une croissance remarquable sur la période 2013-2018 suite à la mise en œuvre de trois (03) activités clé : le développement de l’internet et les services innovants tels que le mobile money, le décuplement du commerce soutenu par la  production nationale de vivriers et enfin les importations de biens de consommation. De ce fait, le secteur affiche une hausse de 9,2 % en 2018 contre 6,6 % en 2017. Une hausse qui s’explique également par l’effort amorcé au niveau du transport avec la reprise du compartiment maritime, la hausse des autres services et du commerce profitant du regain des marges du commerce extérieur. La contribution du secteur tertiaire au PIB en 2018 est estimée à 32,6 % et pourrait atteindre 34,4 % en 2020. 

L’économie ivoirienne dépend fortement de l’agriculture malgré la vigueur des secteurs secondaire et tertiaire. Le binôme café-cacao occupe une place prépondérante dans le secteur agricole et représenterait 38,0 % de la valeur des exportations (hors biens exceptionnels) en 2017. Bien que l’agriculture a un poids important dans l’économie, celle-ci demeure vulnérable en raison des fluctuations imputables aux cours de produits agricoles mondiaux et aux conditions climatiques. Ainsi, la contribution du secteur primaire au PIB est attendue à 17,6 % pour l’année 2020, contre 18,8 % en 2019 et 19,5 % en 2018.

 

2019, une économie redynamisée par la mise en œuvre du PND

En 2017, la Côte d’Ivoire a subi des chocs internes et externes qui lui ont provoqué un ralentissement de la croissance du PIB à 7,7 %. En effet, depuis 2013, le taux du PIB n’a jamais été en deçà de la barre de 8 %. Ce ralentissement s’est poursuivi en 2018 avec un taux de croissance estimé à 7,4 %. La croissance devrait s’accélérer en 2019, grâce à un environnement socio-économique plus stable. En effet, le taux de croissance en 2019 est attendu à 7,5 %.

Le Gouvernement poursuit la mise en œuvre des différentes réformes inscrites dans le PND en vue d’améliorer le climat des affaires et sa politique d’investissement dans les secteurs porteurs de croissance. Cette course au développement de la Côte d’Ivoire est confortée par l’amélioration de l’ensemble des secteurs d’activités :

  • le secteur primaire propulsé par l’agriculture vivrière avec une croissance estimée à 1,7% après 4,2 % en 2018 et 11,2% en 2017 ;
  • le secteur secondaire progresse de 10,1 % en 2019 contre 7,1 %  en 2018 et 3,0 % en 2017. Une accélération favorisée par la progression des BTP, des produits pétroliers, de l’agro-industrie et des autres industries manufacturières ;
  • le secteur tertiaire, quant à lui, devrait bondir de 9,2 % sur la période 2018-2019 après 6,6 % en 2017. Le tertiaire doit cette dynamique à l’amélioration des offres des services de transports, des télécommunications, du commerce et des autres services. 

 

Les perspectives économiques de la Côte d’Ivoire sur la période 2020-2022

Le maintien de la stabilité socio-politique demeure le cœur des préoccupations du Gouvernement ivoirien afin de propulser la croissance économique sur la période 2020-2022. Une perspective basée sur les réformes économiques adoptées. Ainsi, il est attendu sur cette période une croissance moyenne du secteur primaire de 3,6 % par an. Le taux de croissance du secteur tertiaire est projeté à 8,6 % en moyenne sur la période 2020-2022 avec une progression de 2,8 % pour le secteur marchand contre 7,5 % pour les droits et taxes nets de subventions. Les investissements seraient soutenus par la poursuite des chantiers publics (infrastructures socioéconomiques, logements sociaux, barrage de Gribo Popoli, 4ème pont d’Abidjan, etc.) et le renforcement des outils de production dans les secteurs manufacturier et de la construction. 

Les performances remarquables de l’économie ivoirienne, avec un taux de croissance au-dessus de la moyenne africaine après une décennie de crise, sont liées notamment au progrès du secteur financier, de la télécommunication et du secteur agricole. Ce progrès économique est motivé par les efforts du Gouvernement dans la mise en œuvre du Plan National de Développement.

 

Pour avoir une vision plus complète sur l’économie ivoirienne et les perspectives d’investissements, téléchargez, gratuitement, la note d’information de Côte d’Ivoire.

 

Source : Note d’information de Côte d'Ivoire - Agence UMOA-Titres - Décembre 2019 

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