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Le Niger, quatrième producteur mondial d'uranium, s’est classé 131e sur 190 pays dans le rapport Doing Business 2020 de la Banque Mondiale, soit un bond qualitatif de onze (11) places par rapport au rapport de l'année précédente. Les réformes visant à améliorer l'environnement des affaires depuis 2010 ont abouti à des résultats satisfaisants. De plus, le pays a connu une croissance économique vigoureuse ces dernières années. Malgré le défi sécuritaire, la croissance économique du Niger en 2019 est estimée à 5,9% grâce notamment au renforcement de la production agricole imputable à des conditions météorologiques favorables et aux investissements dans l'amélioration de la production agricole. L’activité économique a profité du regain des productions extractives et de la dynamique de la branche construction en lien avec l’accélération et l’achèvement des infrastructures réalisées pour la conférence de l’Union Africaine.  Toutefois, en raison de l'impact économique défavorable de la pandémie de la COVID-19, la croissance a ralenti en 2020 à 3,6 %. Une accélération de la croissance est attendue à partir de 2021 à la faveur de la mise en œuvre du plan de relance économique et la poursuite des projets de grande envergure, inscrits dans le Plan de Développement Économique et Social (PDES 2017-2021), notamment l'oléoduc d'exportation de pétrole actuellement en construction. La croissance économique du Niger se situerait à 5,5% en 2021 et atteindrait 7,1% en 2022.

LE SECTEUR PRIMAIRE : MOTEUR DE L'ÉCONOMIE NIGÉRIENNE

Le secteur primaire, principalement composé par l'agriculture, l'élevage, la foresterie, la chasse et la pêche est le principal moteur de la croissance économique du Niger. Il a enregistré une augmentation de 8,3% et a représenté 36,4% du PIB de 2020. Il aurait contribué à la croissance économique du pays en 2020 pour 2,7 points de pourcentage contre 1,2 point en 2019. Les investissements réalisés depuis 2011, dans le cadre du plan I3N (Les Nigériens nourrissent les Nigériens), réduisent progressivement la dépendance de l'agriculture à la pluviométrie en renforçant la structure agricole. Ainsi, depuis 2014, la production agricole n'a pas connu de baisse significative, s’inscrivant dans une tendance à la hausse différente des années précédentes. 

Le secteur secondaire est dominé par les industries extractives, notamment la production minière avec l’or, l’uranium et la production pétrolière, dont l’exploitation a débuté en 2011. Il a progressé de 1,9% et représentait 20,5 % du PIB en 2020 contre 18,5 % en 2019.  La contribution à la croissance du secteur secondaire est estimée à 0,4 point en 2020 après 1,9 point de pourcentage un an plus tôt. Le renforcement de la croissance du secteur secondaire est attribué aux activités de l'industrie extractive et aux activités de construction d'infrastructures menées dans le cadre de la préparation du sommet de l'UA en 2019. La contribution de ce secteur dans la formation du PIB devrait augmenter considérablement à l’horizon 2023 en raison de la construction du pipeline entre le Niger et le Bénin pour l’exportation du pétrole brut Nigérien. 

Le secteur tertiaire, qui est composé d'activités de services, a subi les conséquences néfastes de la crise sanitaire en 2020 notamment avec la fermeture des frontières terrestres et aériennes, les salles de spectacle et la mise en place des mesures restrictives pour le commerce et le transport. De ce fait, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a connu un léger repli   en 2020 (-0,1%) après une hausse de 5,8% en 2019. Le secteur tertiaire a représenté 37,9% du PIB en 2020.

PERSPECTIVE ÉCONOMIQUE ET PLAN DE DÉVELOPPEMENT DU NIGER

En raison de son engagement dans les réformes liées à l'environnement des affaires, le Niger a été classé quatrième dans la zone UEMOA dans le rapport Doing Business 2020 de la Banque Mondiale. En effet, depuis 2010, l'attention du pays s'est focalisée particulièrement sur les grandes réformes suivantes : amélioration des conditions d'approvisionnement en électricité, permis de construire, facilitation fiscale, obtention de prêts et protection des investisseurs minoritaires dans les entreprises. Ces réformes s’inscrivent dans le cadre de la réalisation des principaux objectifs du PDES. Pour cette raison, le Niger a proposé l'initiative « Les Nigériens nourrissent les Nigériens » (I3N) qui a été mise en place, et a permis de renforcer la sécurité alimentaire du pays de manière immédiate et durable. Cette initiative s'accompagne d'une meilleure gestion des ressources naturelles et environnementales. En 2017, le pays a adopté une politique nationale sur l'environnement et le développement durable, qui a mis à jour les précédentes gestions durables des terres et de la biodiversité, la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), l'adaptation et l'atténuation de l'impact du changement climatique et la promotion des énergies renouvelables. De plus, des infrastructures comme le barrage de Kandadji sont en construction, pour développer les activités agricoles par l'irrigation et développer la production d'électricité.

Le Niger a enfin engagé des réformes pour améliorer l'environnement des affaires. En 2018, le pays a été classé parmi les dix premiers pays réformateurs dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale. Afin de favoriser le développement des entreprises, depuis 2016, le Niger a pris des mesures liées à l'élaboration d'un plan d'action pour la réforme des procédures d'importation et d'exportation et l'adoption d'un plan d'action pour l'amélioration des indicateurs du classement Doing Business.  

Pour avoir une vision plus complète sur l’économie nigérienne et les perspectives d’investissements, téléchargez la note d’information du Niger disponible ici.

Source : Note d’information du Niger - Août 2021.

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