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La croissance de la zone UEMOA est estimée à 6,0% en 2021 contre 1,8% et 5,8%
respectivement en 2020 et 2019 alors que l’ensemble des économies de l’Afrique subsaharienne ont progressé en moyenne de 4,5% en 2021 après une récession un an plus tôt. L’UEMOA demeure l’une des zones économiques les plus dynamiques en Afrique subsaharienne portée par les performances des économies de ses Etats membres. Créée en janvier 1994, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) compte à ce jour huit (8) pays qui représentent les émetteurs du Marché des Titres Publics (MTP). Il s’agit : du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

En dépit du ralentissement de l’activité observé en 2020, imputable aux effets néfastes de la COVID-19, les économies de la zone UEMOA ont été dynamiques au cours de cinq (5) dernières années avec une croissance moyenne de plus de 5,0% ; supérieure à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Cette dynamique devrait se poursuivre à moyen terme en lien avec la mise en œuvre des plans de relance et la poursuite de la réalisation des projets structurants inscrits dans les Programmes Nationaux.de Développement (PND). Selon les projections de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la croissance de la zone UEMOA ressortirait à 5,9% en 2022 et devrait s’accélérer en 2023 pour s’établir à 7,2%.

Une relance économique effective en 2021

Le taux de croissance réel du PIB de l’Union est estimé à 6,0% en 2021 en hausse de 4,2 points par rapport à 2020. L’Union a ainsi retrouvé sa trajectoire de croissance d’avant la COVID-19 dans un contexte régional marqué ces dernières années par la persistance des risques sécuritaires dus à la menace terroriste et les incertitudes entourant les perspectives économiques mondiales. Cette accélération de la croissance dans la zone UEMOA s’explique par la poursuite de l’adoption par les Etats membres de l’Union de mesures visant à accélérer la mise en œuvre des réformes nécessaires à la stabilité macroéconomique et à l’amélioration du climat des affaires, afin d’attirer davantage d’investisseurs privés, notamment dans les industries agro-alimentaires et manufacturières.
La relance de l’activité économique dans la zone UEMOA s’est accompagnée d’une hausse des prix à la consommation. Le taux d’inflation annuel moyen est ressorti à 3,6% en 2021 après 2,1% un an plus tôt. Cette hausse des prix à la consommation s’explique par le renchérissement des produits alimentaires consécutif à une campagne agricole 2021/2022 décevante et la hausse des prix des principaux produits importés en lien avec la reprise de l’économie mondiale.

Concernant les opérations financières des Etats en 2021, elles se sont déroulées dans un contexte marqué par la mise en œuvre des plans de relance et la poursuite des investissements inscrits dans les PND. Ainsi, l’exécution des budgets des Etats de l’Union s’est soldée en 2021 par une hausse du déficit budgétaire global qui a représenté 5,5% du PIB contre 5,6% en 2020. En lien avec ces évolutions, le taux d’endettement de l’Union serait de 53,3 % en 2021 contre 50,1 % un an plus tôt selon le rapport de la surveillance multilatérale de la Commission de l’UEMOA de décembre 2021.

Quant aux échanges extérieurs des Etats membres de l’UEMOA, ils ont généré un solde global excédentaire de la balance des paiements de 475,6 milliards de FCFA en 2021 après un excédent de 15,8 milliards de FCFA un an auparavant. La consolidation du solde positif de la balance des paiements serait consécutive à la bonne tenue du compte financier, dont l'excédent devrait plus que compenser la détérioration du déficit du compte des transactions courantes.

Des perspectives économiques favorables à moyen terme

Selon les projections de la BCEAO, la croissance devrait s’accélérer dans la zone UEMOA à moyen terme en lien notamment avec l’accroissement de la production au niveau des secteurs tertiaire et secondaire. Ces secteurs devraient bénéficier de la maîtrise de la crise sanitaire actuelle dans l’Union et la poursuite de la mise en œuvre des PND. La croissance de l’Union devrait passer de 6,0% en 2021 à 5,9% en 2022 avant de s’établir à 7,2% en 2023. La contribution à la croissance du secteur tertiaire se situerait à 3,5% en 2023 en hausse de 0,3 point comparée à 2022. Celle du secteur secondaire devrait croître de 0,9 point entre les deux années pour s’établir à 2,6% en 2023. Quant à la contribution à la croissance du secteur primaire, elle passerait de 1,0 point en 2022 à 1,1 point un an plus tard.

Les tensions inflationnistes devraient persister dans l’Union en 2022 avec un taux d’inflation projeté de 6,2%. Ces tensions devraient s’atténuer à partir de 2023 où le taux d’inflation se situerait à 3,6% en rapport notamment avec la hausse attendue de la production de la prochaine campagne agricole 2022/2023 et la détente anticipée des cours mondiaux des produits alimentaires et pétroliers importés par les pays de l’Union.

Concernant les finances publiques, le déficit budgétaire devrait se dégrader dans les Etats membres de l’Union en 2022 avant de s’améliorer à partir de 2023 sous l’effet de la mise en œuvre de réformes visant à améliorer la mobilisation des recettes fiscales et à rationaliser les dépenses publiques. Le déficit budgétaire global de l’Union rapporté au PIB passerait de 5,5% en 2021 à 6,0% en 2022. La consolidation budgétaire dans l’Union devrait s’amorcer à partir de 2023 où le déficit budgétaire représenterait 4,9% du PIB. En rapport avec cette amélioration du déficit budgétaire, le taux d’endettement de l’Union ressortirait à 50,9% en
2023 en baisse de 2,1 par rapport à 2022.
Les échanges extérieurs de l’UEMOA se solderaient par une consolidation progressive de l’excédent du solde global de la balance des paiements qui passerait de 475,7 milliards de FCFA en 2021 à 250,2 milliards de FCFA en 2022 avant d’atteindre 1 017,6 milliards de FCFA en 2023. Cette consolidation de l’excédent du solde global de la balance des paiements serait imputable à l’amélioration continue du solde positif du compte financier combinée à une réduction du déficit du compte des transactions courantes qui représenterait 4,7% du PIB en 2023 après 6,8% et 5,8%% respectivement en 2022 et 2021. Cette réduction du déficit du compte des transactions courantes en 2023 interviendrait dans un contexte marqué par une hausse importante du volume des exportations de pétrole et un ralentissement des importations des services ainsi que des biens d’équipement et intermédiaires du Niger et du Sénégal qui seraient en phase de production pétrolière et gazière.

Pour en savoir plus sur l’évolution des données économiques des 8 émetteurs du Marché des Titres Publics de la zone UEMOA, cliquez ici

Source : Note d’information de la zone UEMOA - Juillet 2022

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